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A propos de ce projet

La Roumanie détient un titre peu enviable. Selon un rapport publié par l’UNICEF avec l’association SAMAS, ce pays est au deuxième rang européen pour le nombre d’adolescentes qui deviennent mères.

Cette situation n’est pas une nouveauté. D’ailleurs, fin 2015, quelque 60 ONG l’avaient jugée si critique qu’elles avaient appelé le ministère de l’Éducation à proposer des cours d’éducation sexuelle dans les écoles. Les signataires sont convaincus que cela permettrait non seulement de limiter le nombre de grossesses non désirées, mais aussi de protéger les jeunes des maladies sexuellement transmissibles.

L’absence de cette éducation fondamentale est seulement l’une des raisons pour lesquelles le problème est si endémique dans la société roumaine. Si les écoles n’intègrent pas l’éducation sexuelle dans leur programme, la situation n’est souvent pas meilleure à la maison. Certaines familles sont encore réticentes à parler de ce sujet avec leurs adolescents, car elles considèrent que cela pourrait entraîner un début de vie sexuelle prématuré. La proposition de loi visant à introduire l’éducation sexuelle à l’école est actuellement débattue par les politiques en Roumanie. Les discussions sur ce sujet controversé ont tout naturellement divisé la société roumaine.

Si le manque d’éducation concernant la santé reproductive est un facteur majeur, la situation est plus complexe que cela. Ce phénomène est aussi dû à la pauvreté et à l’émigration : en raison de cette dernière, de nombreux enfants vivent avec leurs grands-parents.

Les Soroptimist initient les changements

Plutôt que d’attendre les changements, les Soroptimist les initient. C’est exactement ce qu’elles ont fait en 2017. Tous les clubs de l’Union roumaine du SI se sont réunis, en partenariat avec l’Union danoise (qui a fourni les financements), afin de lancer le projet « Mères adolescentes ».

Ce projet a été mené dans toute la Roumanie pour aider de nombreuses filles. À Slatina, il a été mis en place avec le soutien de la Direction de la protection de l’enfance et de l’Inspection académique de la région d’Olt. Les Soroptimist ont identifié deux mères adolescentes qui allaient à l’école : deux filles de 16 ans, l’une avec un enfant d’un an et l’autre avec un bébé d’un mois. Elles avaient toutes deux besoin d’aide pour poursuivre leurs études et surmonter leurs problèmes de santé et au niveau physique, mental, social et financier.

Des mères éduquées, des bébés en bonne santé

Ce projet a aidé de nombreuses filles à poursuivre leurs études et à avoir une vie de famille plus saine. Les dons ont permis de réduire la pression financière liée à l’éducation d’un enfant pour les familles de ces mères adolescentes, et leurs bébés ont reçu de meilleurs soins. Mais le plus important, c’est que de nombreuses mineures ont bénéficié d’informations leur permettant d’éviter les grossesses.

« Grâce à ce projet, les mères mineures peuvent continuer à mener une vie normale et retrouver leur dignité et leur confiance en elles. »

– Les Soroptimist roumaines de Slatina

Ce projet avait des objectifs ambitieux :

  1. Fournir une aide financière aux adolescentes pour qu’elles puissent poursuivre leurs études et prendre soin de leurs enfants

La première partie de l’aide financière de l’Union danoise du Soroptimist a été utilisée pour acheter des produits (aliments et vêtements pour bébés, articles de toilette et d’hygiène, habits) et pour les distribuer aux mères.

  1. Sensibiliser dans les médias

La chaîne de télévision roumaine OLTTV a parlé du projet. Cette couverture médiatique a permis de sensibiliser au sujet des bénéfices liés à l’introduction d’une éducation sexuelle dans les écoles roumaines.

  1. Rendre le Soroptimisme plus visible en Roumanie

Grâce à ce projet, nos membres ont augmenté la visibilité du mouvement Soroptimist.

Encouragé par la collaboration entre les Soroptimist de Slatina, l’Inspection académique de la région d’Olt et la Direction de la protection de l’enfance, le Bureau du club continue d’identifier des mères adolescentes issues de familles très vulnérables et qui ont besoin d’une aide pour continuer d’aller à l’école.

Les Soroptimist roumaines et danoises ont de grands espoirs pour les filles et les femmes de Roumanie et leurs familles. Elles sont convaincues que ce projet, qui constitue un véritable moteur de changement pour ces jeunes filles, peut être un catalyseur à une échelle beaucoup plus importante :

« Suite aux collaborations avec les institutions impliquées, c’est-à-dire l’Inspection académique de la région d’Olt et la Direction de la protection de l’enfance, nous espérons que celles-ci interviendront auprès des institutions politiques et législatives afin d’introduire l’éducation sexuelle dans les écoles. »

Les Soroptimist de Slatina, en Roumanie

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